Troubles du sommeil :

Le sommeil est une « activité » complexe nécessitant d’une part, le ralentissement des systèmes d’éveil et d’autre part, la mise en jeu des systèmes gérant le sommeil à proprement parler. Dans ce chapitre, nous essayons de rationaliser les différents troubles du sommeil qui peuvent être abordés sous 3 angles différents : les insomnies, les somnolences diurnes et les parasomnies c’est-à-dire les comportements jugés anormaux lors du sommeil

En premier un questionnaire qui peut être très révélateur :

Avez-vous ou ressentez-vous très régulièrement depuis quelque temps:

* des sensations de jambes sans repos avec sensations d’impatience et besoin constant de bouger ?
* des accès de somnambulisme ?
* des grincements de dents pendant la nuit ?
* des érections douloureuses pendant la nuit ?

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Avant toute auto-médication ...

Les préconisations de ce guide sont adaptées aux hommes et femmes adultes sans traitement de longue durée. Pour les enfants, les femmes enceintes, les malades chroniques, votre médecin traitant est le mieux placé pour vous conseiller.

Le but de ce site est de vous aider à faire un diagnostic le plus précis possible selon vos symptômes. Lorsque l'effection est bénigne et du ressort de l'automédication, ce guide vous propose le traitement approprié.

Dans les autres cas, nous vous conseillons de consulter un  médecin. Non pas que votre cas soit nécessairement grave, mais les symptômes ne sont pas assez précis ou l'automédication n'est pas appropriée.

Si le traitement proposé ne donne pas d'amélioration au bout de quelques jours, consultez un  médecin.

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Notre temps de sommeil obéit à une succession de cycles durant chacun 90 minutes en moyenne. Au cours d’une nuit passée dans des conditions naturelles, nous dormons un certain nombre de cycles, ce nombre pouvant varier en fonction de l’âge ou du besoin propre à chaque individu. Chaque cycle se découpe en deux phases principales : une phase de sommeil lent, réparatrice pour le corps et une phase de sommeil rapide, encore appelée phase de sommeil paradoxal, réparatrice pour l’esprit. Ce rythme biologique de la nuit persiste le jour mais il est masqué par les systèmes de l’éveil, se révélant parfois au cours de la journée et se manifestant par le coup de fatigue (le fameux coup de pompe) et le besoin de repos.

Un sommeil de qualité doit se calquer sur ce rythme avec un endormissement au début d’un cycle et réveil en fin de cycle. En clair, notre horloge interne nous impose l’heure de coucher et de lever et non le contraire. Reconnaître un début de cycle est facile : baisse de l’attention, besoin d’étirement musculaire et sensation de picotement des yeux avec bâillements ; le marchand de sable vient de passer !

Notre vie sociale perturbe le sommeil naturel par les contraintes qu’elle nous impose. D’autres facteurs peuvent favoriser l’apparition des troubles du sommeil : psychologiques, physiques, alimentaires ou médicamenteux. Certains facteurs influençant d’une manière normale notre sommeil peuvent devenir perturbateurs dans une situation donnée : par exemple la lumière et le décalage horaire. Déterminer la cause exacte responsable d’une insomnie n’est pas chose aisée. (source : Pratique Neurologique. Pr Derouesné. Flammarion Médecine-Sciences) .

Reconnaître une insomnie :

5 types de situations sont à envisager parmi les difficultés à trouver et maintenir le sommeil.

  • En premier, éliminer ce qui n’est pas une insomnie : certains ont besoin de très peu de sommeil, 4 heures ou moins. Ils sont en fait en décalage avec les autres, en particulier leur conjoint.
  • L’insomnie aiguë : qui n’a pas au cours de sa vie été sujet à une impossibilité de dormir pour des raisons soit physiques (douleurs, inconfort, décalage horaire, repas copieux etc.) soit psychologiques (peur de rater un avion, examen, émotion, rupture etc.) ? l’insomnie aiguë est en générale bien tolérée et ne dure jamais plus de 21 jours.
  • L’insomnie liée à une affection définie : l’horaire est souvent significatif,
    • Endormissement correct et éveil dans la seconde moitié de la nuit sont des signes fréquents d’un état dépressif.
    • L’existence d’un ronflement intense concomitant évoque un syndrome d’apnées du sommeil.
    • Un syndrome des jambes sans repos rend l’endormissement impossible du fait de sensations désagréables au niveau des chevilles.
    • Affection psychiatrique : les difficultés à trouver ou maintenir le sommeil sont fréquentes dans les états de névrose ou de psychose.
    • Maladies organiques: maladies neurologiques ou autres.
  • L’insomnie liée à un (ou des) médicaments ou à l’alcool : de nombreux médicaments ont une action stimulante du système nerveux central. Généralement, cet effet est consigné dans la notice du produit suspecté.
  • Et enfin l’insomnie commune ou insomnie psychophysiologique : elle est la cause la plus habituelle des insomnies chroniques. Le sujet débute souvent par une insomnie aiguë en rapport avec une origine psychologique. Il la « chronicise » en s’enfermant dans un cercle vicieux avec abus de somnifères et excitants l’amenant à une pharmacodépendance, une dégradation malgré tout de son sommeil et un conditionnement négatif de l’endormissement (il s’endort mieux s’il n’essaie pas de dormir, par exemple devant la télévision mais le fait d’entrer dans sa chambre le persuade qu’il ne pourra pas s’endormir).
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